50 ans plus tard, elles courent toujours...

Les hommes courent des marathons depuis 2 500 ans, les femmes, depuis 50 seulement. On commence à peine à découvrir les capacités de ces dernières dans le domaine – et on s’étonne de constater qu’un nombre croissant d’entre elles continuent de courir, vite, bien et longtemps, même une fois ménopausées.

 Des premiers marathons après 50 ans? Des ultramarathons à 60? Des Ironman à 80? Vraiment??? On peut vieillir en si bonne forme? Les lecteurs doutent, les chercheurs haussent les sourcils – et les fonds commencent enfin à être débloqués pour l’étude scientifique des conditions optimales du vieillissement en santé du corps des femmes, pas seulement celui des athlètes, mais aussi celui de Mme Tout-le-Monde.

 Margaret Webb, écrivaine, journaliste et scénariste ontarienne, a voulu connaître les données les plus récentes sur le sujet – et les mettre à l’essai personnellement, tant qu’à faire. À l’approche de la cinquantaine, elle s’est donc penchée sur ce dont les femmes sont faites (vous avez dit hormones?) et a cherché, fouillé et lu, interviewé des spécialistes reconnus, rencontré quantité de coureuses (dont Katherine Switzer, première femme à courir le marathon de Boston), tout en préparant son propre premier marathon à vie.

 Résultats? Pour Margaret, un marathon réussi sur tous les plans et un état de santé général nettement amélioré, et pour nous, la publication de l’excellent Older, Faster, Stronger: What Women Runners Can Teach Us All About Living Younger, Longer, un ouvrage de près de 300 pages, à la fois essai et témoignage. Le livre est paru en 2014 mais je ne l’ai découvert que l’automne dernier, grâce à une membre de l’Équipe Endurance (l’inspirante Carole Morency, fondatrice de Yogatout), et je l’ai lu d’une traite, comme un roman! Depuis je n’ai qu’une envie : le relire. Une telle quantité d’information, en anglais en plus, ça ne s’avale pas d’une seule gorgée…

 Mais ça motive incroyablement. Quelle femme refuserait de vieillir en se sentant forte et alerte si elle savait comment s’y prendre? Eh bien, Mesdames, ça y est, nous sommes sur la bonne piste...

 D’ailleurs, j’y cours. On se voit dimanche à l’entraînement?

 D’ici là, je vous encourage à consulter le site Web de Margaret Webb pour de plus amples renseignements sur son ouvrage, en lire un extrait, ou visionner la vidéo de 2 minutes qu’elle a réalisée avec des coureuses qui ont l’âge de ma mère et sont plus en forme que moi! Un exemple : Gwen McFarlan, jeune octogénaire au moment de l’entrevue, s’est mise à courir à 60 ans, après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein. À 75 ans, elle a terminé un marathon… en 3 h 57. Un record. (Vous voyez? Je savais que ce livre vous intéresserait. Allez : à dimanche! 😊)

 

janvier 16, 2018 par Marie-Hélène Papillon

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