Comment trouver chaussure à son pied?

Plusieurs facettes entrent dans le choix d’une chaussure de course. Cette semaine, nous explorons en détail l’une des plus fondamentales d’entres-elles, à savoir l’ajustement (ou fit) de la chaussure en quatre points.

| Grandeur de la chaussure


Il arrive, sans surprise, que l’on chausse jusqu’à un point et demi plus grand dans une chaussure de course que dans une espadrille de ville. Pas de panique, on ne vous fait de farce : gardez en mémoire qu’au moins un demi pouce d’espace est nécessaire à l’avant-pied afin de permettre l’enflure normale.


Au moment de l’essai, n’oubliez pas de prendre en compte l’heure de la journée (matinée ou soirée) ainsi que le fait d’avoir ou non couru quelques heures plus tôt. Il sera alors possible d’envisager un fit raisonnablement plus « ajusté » compte tenu de l’enflure du pied. Laissez par la suite le soin aux conseillers d’évaluer le volume raisonnable nécessaire en fonction d’autres facteurs, dont les distances moyennes pratiquées.


Il est important de savoir que le moule d’un même modèle peut varier d’une version à l’autre et qu’il reste préférable d’essayer la chaussure avant l’achat. Préférez un volume supérieur à une chaussure trop ajustée; il sera toujours possible de jouer sur l’épaisseur des bas techniques (coussinnage faible, modéré ou ciblé aux points d’impact) afin de prendre plus ou moins de volume dans la chaussure. Vous éviterez ainsi les désagréments tels que les ongles noirs, rougeurs, ampoules et défoncement prématuré de l’empeigne.


| Largeur de la chaussure


S’il est vrai que les moules des marques de chaussures sont en général représentatives de l’échantillon de coureurs d’où l’entreprise est originaire, soit davantage adaptés à la morphologie européenne, asiatique ou nord-américaine, les fabricants proposent désormais une variété de modèles permettant de satisfaire l’ensemble du marché. Ne vous astreignez donc pas à certaines marques et vérifiez plutôt les modèles respectant le plus fidèlement la forme de votre pied.


Nous rechercherons une certaine tenue au talon sans toutefois le comprimer, ainsi qu’un espace raisonnable à l’avant-pied afin de permettre l’enflure normale. Si l’espadrille sort au talon, lacez à nouveau en utilisant les deux derniers oeillets de la chaussure afin d’assurer un meilleur maintient et empêcher le mouvement.


Essayez un modèle dans une largeur plus haute (D, 2E, 4E) si le pied déborde ou dans le cas d’un hallux valgus (les fameux oignons) risquant de créer frottement et irritation. Préférez des matériaux souples à un carcan plus rigide en fonction du poids appliqué sur la chaussure selon votre gabarit et votre foulée, ainsi que des distances que vous pratiquez, le pied enflant de manière différente du demi-fond à l’ultrafond. Sur de plus grandes distance, une empeigne trop rigide risque de contraindre votre pied, créant un inconfort et une plus grande friction menant à des rougeurs, à la création d’ampoules et à l’usure prématurée de la chaussure.



| Ajustement anatomique


Un aspect faisant souvent la différence d’un modèle à un autre est l’ajustement anatomique, ou encore le respect fidèle de la forme du pied. Largeur, grandeur et épaisseur du pied devraient être pris en compte de façon commune dans la sélection d’une chaussure et le choix d’un ajustement serré, standard ou ample, en fonction de vos habitudes de course, ne devrait pas compromettre l’un de ces aspects. Privilégiez un volume à l’avant-pied (toe box) respecteux de votre morphologie, de même qu’une telle largeur au niveau de l’arche plantaire sans contraindre le pied dans un carcan ou créer de volume superflu risquant de vous embêter. Assurez-vous donc que l’ensemble du volume est utilisé dans la chaussure et qu’il vous sera encore possible d’y laisser respirer le pied.


Au niveau de l’épaisseur du pied, lacez la chaussure de manière « ajustée » plutôt qu’« exagérément serrée ». Si un modèle ne vous offre pas assez de volume sur le dessus, ne filez simplement pas les lacets dans les oeillets de cette région et reprenez la croisée plus loin. Cette technique de laçage souvent appliquée aux bottes de randonnée est tout à fait adaptée à la course.


| Ajustement général


En magasin, notez toujours l’absence de points de pression sur ou sous le pied. Si les modèles prescrits comportent des technologies de stabilité et de contrôle, assurez-vous que le support au niveau de l’arche plantaire soit bien situé et ne vous gêne en aucun cas. Si un point vous gêne en magasin, il en sera tout autant sinon plus au bout de quelques kilomètres.


Dans le cas d’orthèses plantaires, préférez une chaussure légèrement plus grande et plus large pour permettre à votre pied de s’y enfoncer davantage. Vérifiez que l’orthèse s’y glisse sans soucis et qu’elle ne déforme pas la chaussure ni ne déborde sur les côtés.


De plus en plus, les empeignes sont formées sans couture afin d’optimiser le confort et la durabilité. Si vous comptez porter la chaussure pieds nus, faites le test en magasin et soyez certains qu’aucune couture ne soit mal placée.


La densité du coussinage intérieur de la tige devrait enfin être prise en compte au même titre que la souplesse des matériaux de l’empeigne compte tenu de leur influence sur le volume à l’intérieur de la chaussure et de sa capacité d’adaptation à l’enflure.


Anticipez finalement la condition en milieu ou fin de course selon les distances pratiquées (comment se comportera ou enflera le pied après 10km, 21km, 42km, 65km) et les conditions spécifiques de vos entraînements (piste d’athlétisme ou sentiers hivernaux?). Après tout, l’important est d’être confortable aussi bien en magasin qu’à la suite de vos plus longues sorties.

Commentaires

Johna303

Johna303 a dit:

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