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Courir pour le plaisir

Courir pour le plaisir, ça ne veut pas dire aller dans n’importe quelle direction!

Depuis quelques années, nous voyons de plus en plus de coureurs dans nos rues, nos parcs et nos quartiers. C’est un phénomène grandissant qui nous donne envie nous aussi de mettre nos souliers de course. Par ailleurs, contrairement aux années 80, les coureurs d’aujourd’hui ne cherchent presque plus la performance, ils veulent améliorer leur santé, avoir du plaisir, et ils cherchent le sentiment de se dépasser.

Pour ma part, lorsqu’un coureur m’annonce qu’il s’entraine pour un évènement comme un demi-marathon, mon premier réflexe est de le questionner sur son programme d’entrainement et ses objectifs. Je cherche à savoir s’il s’en va dans la bonne direction. Malheureusement, la majorité du temps, ils ne savent pas trop ce qu’ils font et ils n’ont pas non plus d’objectif précis. Dans la plupart des cas, ils me répondent qu’ils ne font pas ça pour devenir Olympiens. Je m’amuse alors à leur répliquer que si je veux réaliser une recette qui a du bon sens, je vais quand même devoir me faire une liste détaillée pour aller acheter mes ingrédients. Je vais aussi devoir établir des objectifs pour m’assurer que tout est fait correctement et dans les temps. Je ne cherche pas à devenir un cuisinier professionnel, mais je ne veux pas non plus que mon riz brule dans la casserole parce que je ne connaissais pas le temps de cuisson. En ce sens, c’est un peu la même chose pour la course à pied. Le fait d’avoir un programme d’entrainement adapté me permet de mieux structurer mes semaines et d’éviter les blessures à long terme.

Ensuite, un grand pourcentage de coureurs a également une réticence avec la gestion d’un évènement. Ceux-ci ont un programme d’entrainement, mais ils ne veulent pas se mettre de pression avec la compétition. Ce genre de comportement est tout à fait compréhensible, mais pourrait être évité et s’en résulterait beaucoup de positif. D’après moi, c’est un peu la peur d’échouer et aussi une mauvaise compréhension de l’entrainement qui amène un coureur à ne pas vouloir se couvrir de buts précis. Évidemment lorsque je me fixe un objectif, je prends le risque d’échouer. Toutefois, si je n’ai pas d’objectif, je fais, par le fait même, abstraction de mon plan de match et je risque fortement de ne pas éprouver de plaisir en fin de course lors de l’épreuve officielle. De plus, lorsqu’un coureur ne respecte pas son programme d’entrainement et qu’il est habitué de courir trop rapidement, il se met sans même le vouloir beaucoup de pression. Contrairement à ce dernier, le coureur qui fait la majorité de ses entrainements à basse intensité se donne souvent l’envie de se dépasser le jour de la course. Il a beaucoup moins de crainte parce qu’il associe, plus souvent qu’autrement, la course à pied à quelque chose d’agréable.

Pour finir, on a souvent l’impression que de suivre un plan d’entrainement peut nous restreindre dans notre calendrier hebdomadaire. Au contraire, ça nous permet simplement de mieux gérer notre agenda et d’éviter d’aller inutilement dans la mauvaise direction. N’ayez pas peur non plus de vous fixer des objectifs cohérents, ça ne fait que diminuer le risque d’une mauvaise surprise lorsqu’arrivera le temps de faire bonne figure.

Texte de Dominic Royer, Coach Kinésiologue à la boutique Endurance.

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