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Mot du coach

Quand je cours, je suis le roi du monde!
Connaissez-vous ce sentiment de doute qui nous habite presque à chaque fois qu’on doit enfiler nos chaussures pour aller courir?
« Vais-je y arriver, est-ce que je serai capable de faire mon entrainement aujourd’hui? Il me semble que mes jambes sont lourdes et que ça rendra ma séance beaucoup plus difficile. J’ai mal dormi et j’aurais pris une heure ou deux de plus de sommeil. Il fait froid et c’est venteux à l’extérieur, ça n’aidera en rien ma sortie. J’ai des petites douleurs ici et là, est-ce que je serais mieux de ne pas y aller aujourd’hui en prenant du repos? Si je n’y vais pas, est-ce que ça va vraiment changer quelque chose à mon entraînement global? ». Finalement, quand on revient, on se dit qu’on a tellement bien fait d’y être allé, que ce n’était pas si pire que ça. D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que personne ne dit : « Je regrette d’être allé courir aujourd’hui »?
Courir, ce n’est pas censé être à tous les jours un entraînement. Courir, c’est aussi aller jouer dehors. C’est, entres autres, pour cette raison que je demande à tous mes coureurs de ralentir. « Si tu veux t’améliorer, ralentis. Si tu veux progresser, ralentis. Si tu veux courir pour de nombreuses années, ralentis.  Si tu veux courir plus vite, ralentis. » Au final, le but est essentiellement d’associer la course à pied à quelque chose d’agréable et sans souffrance.


« Quand je cours, je suis le roi du monde »!
Depuis la première fois que j’ai enfilé mes souliers de course, en février 2012, jusqu'à ma plus récente sortie, je suis le roi du monde quand je cours. Évidemment, ça me prend toujours un petit quinze minutes. Parfois, ça peut prendre trente minutes ou même jusqu’à quarante-cinq minutes. Mais au final, je finis toujours par retrouver cette sensation de contrôle, d’être puissant et fort : j’oublie que je suis en train de courir, en train de faire n’importe quoi d’autre, mais pas en train de courir. Je me parle, je regarde le paysage, je ricane dans ma tête, j’apprends à me connaître, je me remémore des souvenirs et je profite de ce moment. C’est ce moment unique que je bâtis en courant parce que chaque sortie de course est différente et qu’elle en vaut largement la peine. Bref, les entraînements par intervalles font de nous des coureurs plus puissants, tandis que les longues sorties font de nous des coureurs plus endurants. Toutefois, 80% du temps que l’on passe à courir devrait se faire à basse intensité et avec le sourire. C’est ce qui fera de nous des coureurs pour de nombreuses années encore.


Dominic Royer | Kinésiologue, conseiller et entraîneur du club de course

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