Un kilomètre, c’est 1 de plus que zéro.

Je ne sais pas trop si c’est la chose à faire et je ne dis pas non plus que c’est la bonne recette pour connaître le succès. Je sais une chose par contre, c’est que cette recette-là me convient.

-      Combien courras-tu de kilomètres aujourd’hui?

-      Aucune idée! Je sais que c’est écrit 8 sur le plan, mais je vais commencer par en faire un et ce sera au moins 1 de plus que zéro.

C’est ce que je me dis avant d’aller courir. Parce que j’ai presque toujours l’impression que je n’y arriverai pas. Je me sens souvent lourd et fatigué, avant même de commencer… Imagine alors de quoi j’aurai l’air pendant ma course.

 Et si j’arrêtais après 2.5 km parce que c’est une mauvaise journée? Je vais me sentir poche. Et bien j’essaie de me convaincre que non, parce que j’en aurais quand même 2.5 de moins à faire cette semaine.

 C’est ridicule de penser ainsi ? C’est moche de courir seulement 2, 3 ou 4 km parce que c’était une mauvaise journée ou parce qu’on manque de temps le matin avant d’aller travailler? Bien moi, je trouve ça astucieux et débrouillard.

 Pourquoi est-ce que j’attendrais le meilleur moment pour aller courir? Pourquoi est-ce que j’attendrais la meilleure journée pour aller faire ma course? Lorsque j’arriverai au 17e km de mon prochain demi marathon, je ne serai assurément pas en pleine forme et je n’aurai plus envie de courir, mais j’y serai quand même.  

 J’aime y aller un km à la fois et j’aime voir mon plan de course hebdomadaire comme un chapitre à lire de mon livre.  Ça m’est égal de lire les pages du chapitre le lundi, le mercredi et le vendredi… En autant que j’aie lu ce que j’avais à lire pour la fin de la semaine. Ce que je veux dire, c’est que peu importe le nombre de km que j’ai à faire cette semaine, je les glisse où je peux dans mon horaire.

3 kilos ce matin, 4 kms ce midi sur l’heure du lunch et 3 kilos ce soir après ma grosse journée de travail… Ce n’est pas l’idéal? Je ne suis pas du tout d’accord… Ce qui n’est pas l’idéal, ce serait de remettre à demain, en se disant que demain sera une meilleure journée.

 Intégrer des kms ici et là peut être la clé pour nous qui sommes surchargés avec nos horaires de travail et tout ce qu’il y a à faire dans la journée. 

C’est bien beau d’établir que la priorité est notre programme de course, mais au quotidien, quand tous les imprévus se présentent, ce n’est pas si simple. Alors, fractionner notre course en plus petites sorties le temps que les occupations reprennent leur cours plus aisément, c’est tout aussi favorable. Puisque pour un coureur d’endurance, l’important c’est le volume.

 Demain serait peut-être une meilleure journée, mais aujourd’hui contrairement à demain, je peux prendre de l’avance…. Un kilomètre à la fois.

 

Allez, On se voit plus tard… J’ai un kilomètre à aller courir. 😉

février 28, 2019 par Dominic Royer

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