Janie Grand'Maison

Janie Grand'Maison

Ben oui, c’est le premier du mois. Ce moment que j’adore, mon café à droite de l’ordinateur et mes yeux rivés sur l’écran à écrire et effacer parce que je ne sais trop par où commencer.


Et imaginez… Malgré ça, je suis meilleur pour écrire que pour parler devant un public. Aussitôt que ça devient légèrement joyeux et émotif, j’ai envie de pleurer. Mais je sais me reprendre… Janie, c’est ça que je voulais te dire mercredi dernier :


Ton sourire tellement communicateur, ta foulée légère, ta douce façon de respirer pendant les intervalles, l’innocence qui se cache dans ton regard, l’air de dire… Je ne sais même pas pour quelle raison je suis aussi forte. Tu l’as fait. Tu es revenue forte, très forte et même plus forte que tu ne l’étais déjà.


La maladie t’a ralentie, mais elle n‘a pas réussi à t’arrêter. C’est ta détermination et ton amour de la course à pied qui t’ont permis de revenir au sommet, plus haut encore qu’auparavant.
Ça n’a rien à voir avec la force des tes coups. Ce qui compte, c’est le nombre de coups que tu peux recevoir tout en continuant d’avancer. C’est comme ça qu’on gagne.

Rocky Balboa

Tu étais qualifiée et inscrite au marathon de Boston en 2018. T’en souviens-tu? Moi oui. Tout allait bien et boom. Ça t’a frappée en plein visage. Diagnostiquée, diabète de type 1. Tu n’as pas fait la course… Tout cet entrainement aux vidanges et plusieurs semaines sans pouvoir courir.

C’est facile de performer quand tout va bien, mais la vraie victoire c’est de savoir se relever malgré une épreuve difficile de la vie sur laquelle nous n’avons pas de contrôle.

Tu es venue vers moi après ton demi-marathon dimanche dernier et je savais par la beauté de ton sourire que tu avais fait ce qu’il fallait.

Juste par ta détermination, on sait que tu es une gagnante. 21 kilomètres en 1h31 minutes… C’est sublime!

À chaque mois, j’hésite un peu avant de nommer le coureur du mois, mais pas cette fois-ci. Je savais que c’était toi… Avant même que tu ne prennes part à la course.

Vas-y, fonce et envole-toi jusqu’à la ligne d’arrivée du marathon de Laval le 2 juin. Vas chercher une fois de plus cette qualification pour Boston et va étamper la semelle de tes chaussures sur Boylston Street en 2020... Tu le mérites tellement.

mai 01, 2019 par Dominic Royer
Philippe Dufresne

Philippe Dufresne

L’humoriste Simon Gouache a dit un jour sur scène :

Courir un marathon… 42,2km!

Ils sont malades ces gens-là… J’sais même pas si j’ai fait cette distance-là ça en voiture l’année dernière!

Je l’ai bien ri, même s’il y a un fond de vérité dans cette blague.

Mais imaginez maintenant courir 39 marathons… Avoir complété trente-neuf fois cette distance déraisonnable.

Absurde? Non, admirable!

Chanceux! J’aimerais ça, moi aussi, pouvoir me vanter de ça un jour.

Mais je me corrige moi-même… 

Y’a pas de chance sans effort en course à pied. On ne gagne pas à la loterie, on travaille fort et parfois on récolte, voilà tout.

 

Se blesser à 20 ans, ce n’est pas si mal. Le corps récupère rapidement et sans trop de séquelles.

À 69 ans… La game est différente. On ne se relève pas de la même façon d’une grosse blessure. Combien d’entre nous auraient lâché prise? Combien d’entre nous auraient accroché leurs souliers au mur? Combien parmi nous auraient dit : C’est bon, j’ai compris… Je m’arrête ici.

 

À 69 ans, on n’est pas censé courir des marathons, on est censé jouer aux cartes, marcher ou danser la danse en ligne…   

 

Et bien, pas lui. Il a été 10 mois sans pouvoir courir en 2018 à cause de fortes douleurs lombaires. Il était même inscrit au marathon de Londres en avril dernier et il a dû y renoncer… Et pensez-vous réellement que ça allait le freiner ? Pas du tout. Il s’est relevé, il a travaillé fort et le revoilà sur le circuit. Presque 200km en février pour notre soldat infatigable en préparation pour son 40e marathon. Londres, prise 2.

 

Chanceux! Et cette fois-ci je ne me corrigerai pas. Je te trouve fortuné d’être aussi brave. Et c’est nous qui sommes chanceux de t’avoir comme source d’inspiration.

 

Merci et félicitations Philippe Dufresne! C’est toi le premier qui verra son nom accroché au mur de la boutique endurance en 2019.

 

février 28, 2019 par Dominic Royer